Actualités d’Octobre 2015

Posté par inha sur oct 1, 2015 dans Expositions virtuelles | 0 commentaires

Parmi les dernières nouveautés figurent quatre albums de photographies du photographe anglais Francis Frith (1822-1898), photographies prises lors de ses trois voyages au Proche-Orient entre 1856 et 1860.
Suite à la vente de sa prospère entreprise, Frith se consacre à sa passion : la photographie. Très croyant, il désire découvrir les terres bibliques, commencer au commencement de l’histoire de l’humanité*. De septembre 1856 à juillet 1857, il accomplit son premier voyage en Égypte. Depuis le Caire, il remonte le Nil pour débuter photographiquement son voyage à Abou Simbel. En descendant le fleuve, Frith s’arrête, visite et photographie l’île de Philae, Assouan, Louxor, Karnak… et les pyramides de Gizeh. Il utilise trois appareils de formats différents, dont le format stéréoscopique (6 x 13 cm) très populaire à l’époque, et le procédé du négatif sur verre au collodion. Une première car le collodion, substance chimique visqueuse, est très sensible à la chaleur et assurera d’autant plus la renommée de Frith.
Lors de son second voyage, de novembre 1857 à mai 1858, Frith s’attarde au Caire, visite la vieille ville, ses mosquées… avant de partir pour la Palestine. Là-bas, il visite principalement des sites bibliques tels Jérusalem, Bethléem ou Hébron, la cité d’Abraham. Il termine son voyage au Liban. Après plus d’un an, Frith retourne une troisième et dernière fois en Égypte en juillet 1859. Il remonte à nouveau le Nil mais s’éloigne du fleuve plusieurs semaines pour découvrir le nord de l’Éthiopie, une région alors non explorée. De retour au Caire, il loue chevaux et dromadaires pour traverser le désert du Sinaï. Il s’arrête au monastère Sainte-Catherine ou encore au pied du mont Sinaï. Il termine son périple à Jérusalem et fait définitivement ses adieux à cette Terre sainte qu’il rêvait tant de découvrir.
Entre ses voyages, Frith a pu constater son importante popularité dans le milieu de la photographie, popularité gonflée par la folie de l’égyptomanie dans les années 1850 en Angleterre. Ses photographies sont exposées et surtout publiées dès 1857. Elles sont accompagnées de textes rédigés par Frith ou par des historiens et orientalistes. Au final, plus de dix ouvrages seront publiés entre 1857 et 1864.

*Francis Frith, A True Story of my Life : A Biographical, Metaphysical, and Religious History by Francis Frith, (1884)

Laisser un commentaire


8 − 2 =